Un homme ne peut mourir qu’une fois
10 juillet 2009
Pris dans une spirale sans fin, il nous faut travailler. Toujours plus, toujours plus vite, a la maison comme au bout du monde, pour assouvir les envies que la société de consommation crée, pour rembourser nos dettes et pour boucler les fins de mois. Mais si le travail nous accapare autant c’est en premier lieu pour remplir un vide, pour tromper une angoisse, celle qui nous sépare de la mort. Et plus cette peur est irrationnelle, plus la sublimation dans le travail est forte.
Pourtant vingt pourcent de la population suffirait à maintenir l’activité de l’économie mondiale. Si les robots et l’ordinateur peuvent faire pratiquement tout ce que l’etre humain fait, alors quelle va etre la future societe humaine, que va devenir l’homme en tant qu’entite sociale ?
Alors à quand un temps de travail plus équitablement réparti, moins d’heures harassantes, à quand un véritable eloge a la paresse ? Le travail s’il nous sert, nous abrutit souvent, au point de favoriser les classes aisées, de détruire notre planète et de passer à côté des choses simples et belles de la vie.
Cessons cette déification insensée et mettons-nous au plus vite à penser et à jouer.
les habitants de ton Beyrouth déchiré courent donc aussi?
moi qui pensais que, passé le bosphore,
le tempo ralentissait, les minutes s’adoucissaient
mais rassure-moi
ici, l’éloge paradoxal a quand même le goût de l’arak?
Les habitants de Beyrout, oui, courent. Tout peuple qui voit le peur en face au petit matin bleme pareil a l’homme dit civilise. Par compulsion et pour adoucir le temps qu’il lui reste jusqu’au tombeau.