Beyrouth a tue-tete

9 juillet 2009

Que la voiture soit noire ou blanche, fauteuils de cuir rapieces ou en velours precieux, que l’interieur sente le hummous rance ou le jasmin artificiel, vieille Peugeot ou caisse-a-papa clinquante, elles en possedent toutes un. Plus ou moins grand, plus ou moins petit. Sur le cote ou sur le volant, a double echappement ou a simple bourdon. Fils d emigres, d’empereur ou de juif infiltre, tous palpent la chose avec frenesie, avec complusion. Des aurores aux aurores, d’est en ouest, du nord au sud, comme s’il en allait de leur vie, le libanais klaxonne. Remplacer les cris que poussaient les hommes des cavernes pour effrayer le mammouth ou pour se rassurer dans la nuit noire. Le klaxon est un sport national. “T’as klaxonne combien de fois aujourd’hui ?”. Le klaxon. Comme si ca allait changer quelque chose. Exutoire d’un temperament de feu et de sang.

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