Beyrouth

8 juillet 2009

Beyrout se meurt petit a petit. Elle se dissoud dans le souvenir, celui de la guerre civile et sous le joug trop longtemps subi du voisin syrien; elle disparait sous les promesses de l oncle sam, promesses d un avenir serein. La jeunesse doree des bars de luxe tente de fuir le pays et si elle ne peut le faire, s enferme alors dans des tours d ivoire. S eclater dans une friquee citadelle plutot que de s amputer le pied sur une mine anti-personnelle. Ne pas subir la vie des leurs parents, se replier sur soi, au risque d etre touche et d imploser. La ville ecrase les extremes de tout son poids. L ancien combattant nous relate les tirs de mortier, la marchande de legumes nous rend au centuple notre sourire. Hier, nous demandons notre route a deux femmes dont le voile laisse apparaitre un visage d ange. A peine notre demande faite qu un troupeau de males s approche et nous accoste : “what do you want’ ? Oh rien mon frere, nous ne voulions pas violer le cerveau de ta soeur avec des discours libertins. Ne t en fais pas, retourne t asseoir tu as rempli ton role. Protection ou privation de liberte ? Ecarteles entre terre et ciel nous partons d ici mitiges mais heureux. L inde nous attend.

Yves

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